Les stagiaires jouent un rôle clé

dans la protection des tortues serpentines

 

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Une tortue serpentine se dirige instinctivement vers l'eau après l'éclosion

Photo : Andrew Hendry

 

La tortue serpentine (Chelydra serpentina) est l’une des deux espèces de tortue qui habitent la Réserve naturelle Gault (avec la tortue peinte). Elle détient, au Canada, le statut d’espèce préoccupante, ce qui veut dire qu’elle est susceptible de devenir menacée ou en voie de disparition en raison de plusieurs menaces. L’une de ces menaces est la destruction et la prédation des nids. À chaque année, des démarches sont donc entreprises pour protéger les nids sur les berges du lac Hertel.

 

Le travail réalisé par les étudiants de McGill est important dans ces démarches. À nouveau cet été, des étudiants de la Faculté des sciences se sont joints à l’équipe pour obtenir une expérience de terrain et contribuer à la conservation et à la protection des espèces comme la tortue serpentine.

 

« Chaque matin, nous visitons les berges du lac Hertel à la recherche d’indices qu’une tortue a pondu des œufs. À la découverte d’un nid, nous installons une cage de protection ainsi que de la signalisation pour alerter les randonneurs. » nous raconte Savannah Bissegger O’Connor, étudiante de premier cycle en biologie et stagiaire à la Réserve.

Le piranga écarlate

 

Piranga écarlate (Piranga olivacea) Photo : Daniel Jauvin

Piranga écarlate (Piranga olivacea)

Photo : Daniel Jauvin

 

Le piranga écarlate mâle, avec sa livrée couleur rubis en plumage nuptial, donne à la voûte des grands arbres de nos forêts de feuillus matures une touche d’exotisme déconcertante. Venu des tropiques, le piranga écarlate, auparavant appelé tangara écarlate, niche dans la forêt ombragée, la femelle construisant son nid sur une branche bien haute. Cette espèce discrète affectionne la cime des arbres, où l’oiseau trouve insectes et larves dont il est friand. Son chant ressemble à celui d’un merle enroué. L’automne venu, le mâle prend une teinte verdâtre semblable à celle de la femelle, se préparant ainsi au camouflage pour le long périple vers l’Amérique du Sud.


Par Johanne Ménard, de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu. Pour découvrir les activités de la SOVDR et devenir membre : info@sovdr.org (Texte publié précédemment dans Nature sauvage, no 8)

L'impatiente du cap

Introduction aux plantes médicinales avec le spécialiste Abénaki Michel Durand Nolett

 

La fleur de l’impatiente du cap (Impatiens capensis) (photo: Alex Tran)

La fleur de l’impatiente du cap (Impatiens capensis)

Photo : Alex Tran

 

L’impatiente du cap est une espèce qui préfère les milieux humides, comme en bordure des lacs, des ruisseaux ou des étangs. Elle peut atteindre jusqu’à 2 mètres de haut. L’impatiente du cap produit ses premières fleurs de l’année en juillet. Orangée et tachetée de rouge, la fleur a une forme complexe rappelant les orchidées.

 

Les Abénakis recourraient à cette plante en cas de contact avec l’herbe à puce. Ils coupaient la tige d’un gros spécimen pour récolter la sève. Cette substance dont la texture ressemble au latex, pouvait alors être étendue sur la zone de la peau affectée.

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Ce projet a été réalisé en partenariat avec le service des initiatives autochtones de l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki. Veuillez noter que pour préserver l’équilibre de l’écosystème de la Réserve, toute cueillette d’un élément naturel est interdite.

Tactiques anti-tiques

 

tique

La tique à pattes noires femelle

Photo : Morgan Arboretum, Université McGill

 

La tique à pattes noires est un petit arthropode qui se nourrit en s'accrochant à la peau des mammifères de toute taille, incluant les humains. Certaines tiques peuvent être porteuses d'une bactérie causant la maladie de Lyme et peuvent transmettre cette maladie aux gens sur lesquels elles s'attachent.

 

Les scientifiques indiquent que la tique à pattes noires est de plus en plus abondante dans le sud du Québec et les populations se propagent vers le nord. Les tiques sont particulièrement abondantes dans la végétation de sous-bois et dans les herbes hautes. Heureusement, de simples précautions peuvent prévenir les piqûres de tiques en randonnée.

Journal de bord des stagiaires

 

etudiants stagiaires 2022

Étudiants stagiaires 2022 (de g. à dr. Nora Bartram-Forbes, Savannah Bissegger O’Connor, Kevin Alexander)

Photo : Alex Tran

 

Cet été, la Réserve fourmille à nouveau de chercheurs, d'étudiants et de professeurs, un agréable tableau qui fait plaisir à voir. À la fin mai, trois étudiants de McGill se sont joints à l'équipe pour l’été à titre d'assistants aux opérations sur le terrain. Déjà, leur stage les a amenés à accomplir une variété de tâches allant du contrôle des plantes envahissantes, à la participation au projet de surveillance à long terme du trille blanc et à la collecte de données des capteurs de température « HOBO » dispersés sur le mont Saint-Hilaire.

Les héros de l'ombre dans l'histoire de McGill

Exposition ambulante - 7 au 31 juillet 2022

 

Alice E. Johannsen, B.Sc .1934, Extrait de l'Album des étudiants de McGill, 1934. (traduction libre)

Alice E. Johannsen, B.Sc .1934, Extrait de l'Album des étudiants de McGill, 1934​. (traduction libre)

Photo : Université McGill

 

Venez découvrir au pavillon d'accueil Les héros de l’ombre dans l’histoire de McGill : Hommage à nos bâtisseurs des 200 dernières années.

 

Dans la foulée des festivités du Bicentenaire de McGill, l’université a créé une exposition ambulante qui sera présentée du 7 au 31 juillet au Pavillon d’accueil. L’exposition raconte l’histoire de personnalités engagées d’origines et de situations diverses qui ont marqué l’université en raison de leur apport à McGill et à la société. L’exposition comprend dix bannières grand format de ces héros de l’ombre, dont Alice E. Johannsen, directrice de la Réserve naturelle Gault de 1970 à 1979.

Clin d’œil sur le passé

Les toutes premières publications scientifiques

 

Herbier - Medeola virginiana, spécimen de l’herbier constitué par Paul Maycock.

Medeola virginiana, spécimen de l’herbier constitué par Paul Maycock

Photo : Université McGill

 

Ce n’est pas d’hier que la recherche est privilégiée à la Réserve naturelle Gault. Dès la fin du 19e siècle, de célèbres scientifiques ont parcouru les vastes forêts du mont Saint-Hilaire.

 

C’est le cas de Thomas Sterry Hunt, professeur de chimie appliquée et de minéralogie à McGill. En 1860, il publie dans la revue The American journal of science une analyse des roches ignées du Canada et fait référence à ses observations au mont Saint-Hilaire.

 

Dans les années 1870, Sir John W. Dawson, géologue et principal de McGill, effectue plusieurs études géologiques et botaniques sur le terrain et écrit des articles publiés dans le Canadian Naturalist en 1877 et 1878.

 

Dès 1905, le Frère Marie-Victorin recueille des spécimens de plantes sur le mont Saint-Hilaire. Il publie un rapport en 1913 sur la flore de la montagne dans le Bulletin de la Société Géologique du Québec.

 

Toutefois, le tout premier recensement complet des forêts du mont Saint-Hilaire est entrepris, dans les années 1950, par Paul Maycock, botaniste et écologiste de McGill. Les résultats publiés en 1961 ainsi que l’herbier qu’il a constitué sont utilisés, encore de nos jours, comme outil de référence pour examiner l’évolution de la diversité végétale* sur la Réserve.

*Voir article de l'Université de Montréal

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À propos de Clin d’œil sur le passé

Dans le cadre du bicentenaire de l’Université McGill, nous désirons, comme propriétaire et gardien de la Réserve naturelle Gault, publier chaque mois dans InfoGault, une photo qui raconte un moment de l’histoire de ce site naturel exceptionnel.

 

 

Réserve naturelle Gault

422, chemin des Moulins

Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3G 4S6

Courriel

Téléphone : 450 467-4010

 

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