Prédire le risque de maladie de Lyme : le rôle des cerfs et des humains

Bourse de recherche Gault 2022

 

Une fiole contenant trois tiques

La tique à pattes noires (Ixodes scapularis) peut transmettre le virus causant la maladie de Lyme aux humains et aux animaux de compagnie (photo : Alex Tran)

 

Transmise par la tique à pattes noires, la maladie de Lyme est de plus en plus préoccupante au Québec. En effet, les cas ont augmenté de façon exponentielle depuis le premier cas déclaré en 2008. La taille des populations de tiques dépend de nombreux facteurs, dont la présence de mammifères hôtes, les caractéristiques de l’habitat, et l’environnement en général. Dans le sud du Québec, les hivers plus chauds sont partiellement responsables de sa multiplication. La surabondance d’un de ses hôtes principaux, le cerf de Virginie, pourrait aussi aggraver le risque de contracter la maladie. Après tout, plus il y a de tiques, plus le risque de se faire piquer est grand.

 

C’est ce sur quoi travaille Kari Hollett, étudiante à la maîtrise en biologie sous la direction de Virginie Millien, professeure agrégée de l'Université McGill. Son projet, l’un des cinq retenus pour les bourses de recherche Gault 2022, vise à mieux comprendre comment l’utilisation des milieux naturels par les humains et les hôtes de la tique tel le cerf peut influencer l’abondance de tiques à certains endroits. Elle espère ainsi pouvoir contribuer aux stratégies visant à réduire au minimum le risque de maladie de Lyme, à la Réserve et ailleurs.

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Note : Bien qu’aucun cas de la maladie de Lyme n’ait encore été recensé à la Réserve naturelle Gault, les tiques à pattes noires y sont bel et bien présentes. Aussi devriez-vous prendre des précautions dans la nature. Découvrez nos cinq tactiques anti-tiques pour une randonnée en toute sécurité.

Coup d’œil sur le terrain

Le décompte des petites chauves-souris brunes

 

Des chercheuses et chercheurs observent le toit de la maison Gault la nuit

Photo : Daniil Katkov

 

Le grenier de la Maison Gault est un refuge où vivent et se reproduisent une colonie de petites chauves-souris brunes (Myotis lucifugus), et ce, depuis plusieurs années. Il s’agit d’une espèce protégée.

 

Dans le cadre du programme communautaire Chauves-souris aux abris du Centre de la science de la biodiversité du Québec (CSBQ), les stagiaires ont participé au décompte annuel de ces petits mammifères. Le dénombrement est important afin de surveiller les tendances de la colonie et éventuellement aider les scientifiques à acquérir de nouvelles connaissances sur leur habitat. Les chauves-souris étant nocturnes, l’opération de comptage s’effectue au coucher du soleil par beau temps au mois de juillet. Cette année, les stagiaires ont compté 51 individus. Entre 2016 et 2021, nous avons enregistré une moyenne annuelle de 31 chauves-souris.

 

Pourquoi effectuer un dénombrement? Les chauves-souris font face à une menace importante causant le déclin de leur population soit le syndrome du museau blanc (SMB). Cette infection probablement d’origine européenne est due à un champignon dont les spores se fixent sur le museau, les oreilles ou les ailes des animaux. Elles provoquent des démangeaisons qui les tirent de leur sommeil hors de leur hibernation et fait en sorte qu’elles épuisent leurs réserves de graisse, les empêchant de survivre jusqu’au printemps. Cette maladie grave a été détectée en Amérique du Nord pour la première fois en 2006 et elle a depuis entrainé le déclin alarmant des populations de chauves-souris hibernantes. Le dénombrement annuel à la Réserve nous permet de garder un œil sur cette importante colonie.

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Pour en savoir plus sur les chauves-souris : Les chauves-souris de la forêt des mal-aimés, de Hannah Legault publié dans Le Feuillard, bulletin de l’arboretum Morgan, Automne 2019.

 

 

 

« Tu brûles ! »

 

Mésange à tête noire (Poecile atricapillus) (photo : Daniel Jauvin)

 

Championne au jeu de cache-cache, la petite mésange à tête noire est des plus habiles à dissimuler pour la saison froide de solides réserves de nourriture constituées d’insectes et de graines... et surtout à retrouver ses repaires secrets. Sa grande mémoire spatiale – elle a un cerveau à l’hippocampe développé – lui permettrait en effet de retrouver les trésors cachés jusqu’à 28 jours plus tard, une habileté qui s’avérera très commode avec les jours qui raccourcissent et l’arrivée des grandes tempêtes. Ne pouvant accumuler de grandes réserves de gras dans son organisme, la mésange à tête noire doit passer beaucoup de temps à se nourrir, surtout pendant les courtes journées d’hiver où elle accélère le tempo. La longue nuit froide venue, son métabolisme lui permet d’abaisser sa température corporelle de 5 à 8 ºC pour conserver davantage son énergie. Ses épaisses plumes gonflées l’aident aussi à garder l’air chaud près de son corps.

 

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Par Johanne Ménard, de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu. Pour découvrir les activités de la SOVDR et devenir membre : info@sovdr.org (Texte publié précédemment dans Nature Sauvage, no 5)

Le pin blanc – Koa

Introduction aux plantes médicinales avec le spécialiste Abénaki Michel Durand Nolett

 

Un jeune pin blanc (Pinus strobus) (photo : Alex Tran)

 

Le pin blanc est le plus grand arbre de l’est du Canada. En effet, ce conifère peut atteindre des hauteurs dépassant les 30 mètres, soit aussi haut qu’un immeuble de 9 étages! On reconnaît, entre autres, cet arbre par ses aiguilles longues groupées par 5. Les Abénakis utilisent les jeunes pins pour un usage médicinal spécifique.

 

Laissez l’expert Michel Durand Nolett vous expliquer l’utilité de ce conifère.

 

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Ce projet a été réalisé en partenariat avec le service des initiatives autochtones de l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki. Veuillez noter que pour préserver l’équilibre de l’écosystème de la Réserve, toute cueillette d’un élément naturel est interdite.

Les couleurs d'automne

 

Des feuilles d'automne flottent sur la surface d'un lac

Photo : Frédérique Truchon

 

David Wees, chargé d’enseignement au Département des sciences végétales de l'Université McGill, a fait part de quelques faits peu connus sur le changement de saison dans un article publié dans la salle de presse de l’Université McGill le 6 octobre dernier. « Les gens vont penser que c'est l'arrivée du froid qui déclenche le changement de couleur, mais c'est en fait la photopériode », explique le Pr Wees. Lorsque les jours raccourcissent, le changement de couleur se produit plus rapidement, de sorte que le fait qu'il fasse chaud ou froid n'affecte pas l'apparition des couleurs d'automne. »


Interviewé également à l’émission radiophonique de Radio-Canada, Lève-Tôt, le samedi 29 octobre dernier, écoutez ce qu’il a raconté à ce sujet sur Ohdio en rattrapage.

 

 

 

La randonnée en novembre

Comment s’y préparer?

 

Photo : Alex Tran

 

Les couleurs flamboyantes de l’automne nous ont peut-être quittées, néanmoins, la randonnée en novembre garde tout son charme. Le brouillard sur le lac Hertel, les sentiers recouverts de feuilles mortes, le frima ou les premières neiges contribuent à créer un décor magique en ce temps de l’année. La saison froide est également idéale pour aller marcher! Il s’agit simplement de s’y préparer adéquatement avant votre visite.

 

Conditions des sentiers
Les conditions des sentiers peuvent changer rapidement selon la température et l’enneigement en cette saison. Les sentiers peuvent être humides et boueux, et même glacées dans les sections plus abruptes menant aux différents sommets de la montagne. Pensez à apporter vos crampons et bâtons de marche lors de vos sorties à la Réserve pour une randonnée en toute sécurité.

 

Consultez également notre site Web avant votre visite pour connaître les conditions des sentiers.

 

Location d’équipement 
Notre service de location d’équipement est de retour! Crampons, bâtons de marche et raquettes peuvent être loués au pavillon d’accueil selon la formule premier arrivé, premier servi. Tarification disponible sur notre site Web.

 

Heures d’ouverture d’hiver
Du 6 novembre 2022 au 12 mars 2023, les heures d’ouverture de la Réserve sont de 8 h à 16 h 30. Le pavillon d’accueil est ouvert de 9 h à 16 h.

Le sentier rouge amélioré

 

Photo : Alex Tran

 

La Réserve a entrepris, cet automne, le réaménagement du dernier tronçon du sentier rouge. Ces travaux suivent ceux de l’année dernière et ont pour but de faciliter la marche, d’assurer la sécurité des randonneurs et de protéger l’environnement. Au total, ce sont environ 2 km de sentiers qui ont été réaménagés. Cet important investissement permettra d’assurer la pérennité des sentiers tout en minimisant leurs impacts sur l’écosystème.

 

Nous vous souhaitons de belles randonnées sur le sentier rouge!

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422, chemin des Moulins

Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3G 4S6

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Téléphone : 450 467-4010

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