WINTRE-MIX

Un grand projet de recherche nord-américain

 

L’un des radars météorologiques portatifs utilisés dans le cadre de l’étude WINTRE-MIX dans un champ à Saint-Pie

Photo : Alex Tran

 

Cet hiver, des chercheurs de l’Université McGill prennent part à un projet nord-américain à grand déploiement : une étude qui scrute la grande région de la vallée du Saint-Laurent, dans le sud du Québec, jusqu’à la vallée du lac Champlain, au Vermont (États-Unis). Qu’est-ce qui intéresse la science ici? La pluie verglaçante, le grésil, les tempêtes de neige – bref, des phénomènes qu’on connaît bien au Québec. Première en son genre depuis des décennies, cette étude vise à mieux comprendre la transition entre ces formes de précipitations hivernales, qui se produisent lorsque le mercure approche le 0 °C. Ces connaissances pourraient notamment aider les météorologues à raffiner leurs prédictions.

 

Pendant six semaines en février et en mars, des scientifiques de cinq universités et de plusieurs organismes gouvernementaux ont passé jour et nuit à attendre ce que nous appelons du mauvais temps. Le bulletin météo annonçait aux gens de rester chez eux et d’éviter les conditions routières dangereuses? C’était le signal pour les météorologues du projet WINTRE-MIX d’aller braver la tempête pour prendre des mesures. L’un des outils à leur disposition était une flotte de quatre radars météorologiques portatifs. Ces appareils, qui servent normalement à l’étude de phénomènes météorologiques extrêmes comme les tornades, n’avaient jamais été utilisés en sol canadien. Les différentes installations de la Réserve naturelle Gault ont pu être mises à contribution dans le cadre de ce grand projet.

Du marron dans le vert tendre

 

La grive fauve (Catharus fuscescens) est très commune dans la vallée du Richelieu.

Photo : Daniel Jauvin

 

Au crépuscule ou à l’aube, dans la forêt de feuillus qui renaît, l’écho transporte un chant flûté descendant en cascade. La grive fauve est revenue dans son domaine estival. Bientôt la femelle entamera la confection du nid, sur une branche basse ou dans la végétation près du sol. L’espèce porte bien son nom, avec son dos brun roux de la tête à la queue. On la distingue aussi des autres grives par ses taches beaucoup moins présentes sur la poitrine. Commune dans le sud du Québec et les Maritimes, elle ne fréquente pas la forêt boréale. Avant tout insectivore, elle ne dédaigne cependant pas fruits et graines.


Par Johanne Ménard, de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu. Pour devenir membre de la SOVDR : info@sovdr.org (Texte publié précédemment dans Nature sauvage, no 39)

 

Le 24 heures de science

6 mai et 7 mai 2022

 

Photo : James Mager

 

Découvrez la Réserve naturelle Gault, ce laboratoire vivant de l’Université McGill sous le thème L'environnement, c'est dans ma nature. Rencontrez nos scientifiques et découvrez comment la science peut nous aider à mieux comprendre notre environnement. Il y aura de quoi plaire aux jeunes et jeunes de cœur.

- Le 6 mai : groupes scolaires uniquement inscrits à l'événement Le 24 heures de science.

- Le 7 mai : activités ouvertes au public.

 

Restez à l’affût de nos réseaux sociaux pour plus de détails sur le programme de cet événement.

 

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Le hêtre à grandes feuilles - Wajoimizi

Introduction aux plantes médicinales avec le spécialiste Abénaki Michel Durand Nolett

 

Les feuilles du hêtre à grandes freuilles (Fagus grandifolia) en hiver

Photo : Alex Tran

 

Le hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia) est l’une des espèces d’arbre les plus abondantes à la Réserve avec l’érable à sucre (Acer saccharum). Le hêtre est « un arbre assez facile à reconnaître en forêt parce que son écorce est très très très lisse » explique monsieur Durand Nolett. Certains comparent même son tronc gris à une patte d’éléphant.

 

Contrairement à la majorité des arbres feuillus, les feuilles de cette espèce restent sur les branches tout l’hiver. Au printemps, les Abénakis cueillaient les feuilles brunies et sèches du hêtre afin de soigner les plaques d’eczéma.

 

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Ce projet a été réalisé en partenariat avec le service des initiatives autochtones de l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki. Veuillez noter que pour préserver l’équilibre de l’écosystème de la Réserve, toute cueillette d’un élément naturel est interdite.

Attention : sentiers fragiles au printemps

 

Photo : Université McGill

 

Les beaux jours du printemps entraînent souvent une envie irrésistible d’aller dehors. La fonte des neiges associée au cycle de gel et dégel fait en sorte que certains sentiers de la Réserve, particulièrement dans les sections pentues, deviennent glacés. Même en avril, pensez à apporter vos crampons pour une randonnée en toute sécurité.

 

D’autres sections de sentiers peuvent être couvertes de boue et d’eau. Portez des chaussures adéquates pour ces conditions et assurez-vous de rester dans le sentier afin d’éviter de piétiner la végétation environnante. Ce petit geste aura un impact majeur sur la préservation de la flore et de la faune qui bordure le sentier.

 

Il est également possible que nous ayons à fermer certains sentiers pour préserver les milieux fragiles. Nous vous remercions à l’avance de respecter la signalisation installée à cet effet.

L'accès matinal : gratuit pour les détenteurs de la carte annuelle

 

Photo : Alex Tran

 

Du 1er mai au 15 septembre, les détenteurs de la carte annuelle pourront profiter de la beauté matinale des sentiers en accédant à la Réserve dès 7 h. Les toilettes du pavillon d’accueil et du gîte seront également accessibles. Le matin est un moment de tranquillité. Merci de préserver la quiétude du voisinage dans le stationnement ainsi que dans les sentiers.

 

Bon printemps!

Bienvenue au pavillon d’accueil!

 

Photo : Université McGill

 

Depuis le 1er avril, le pavillon d’accueil est de nouveau ouvert pour prendre une pause, manger et se réchauffer. Nous avons profité de la fermeture engendrée par la pandémie pour renouveler le mobilier pour le confort et le plaisir des visiteurs. Fait au Canada, le mobilier est coloré, polyvalent et modulable. Au plaisir de vous y accueillir!

Clin d’œil sur le passé

 

Époque d'Alice Johannsen : un moment charnière

 

Photo : Université McGill

 

En 1970, McGill entreprend de diviser le Domaine Gault* en deux secteurs d’aménagement distincts dans le cadre d’une stratégie de conservation de la montagne. Un secteur privé est créé, dédié à la recherche et la préservation de l’écosystème primitif. Le secteur public est dédié à la pratique récréative, aux activités relatives à l’éducation et la conservation. McGill nomme alors Alice Johannsen (1911-1992) au poste de directrice du Domaine Gault*.

 

Convaincue que l’éducation à la nature est indispensable pour comprendre la nécessité de la protéger, elle fonde, dans le cadre de ses fonctions, le Centre de conservation de la Nature du mont Saint-Hilaire qu'elle dirigera également. Elle souhaite favoriser le développement et la gestion du secteur public de la montagne à des fins de vulgarisation scientifique, de conservation et de pratiques récréatives.

 

À la recherche constante de nouvelles idées pour promouvoir la conservation de la montagne, Alice Johannsen s’intéresse à un nouveau programme de l’Unesco, sur l’Homme et la biosphère. Elle monte un dossier solide et propose la candidature du mont Saint-Hilaire à titre de modèle possédant une zone de milieux naturels protégés et un excellent programme d’éducation environnementale. En 1978, le domaine est reconnu comme le cœur de la première Réserve de la biosphère au Canada.

 

Le pavillon d’accueil qu’Alice Johannsen a fait construire porte, aujourd’hui son nom.

*nom de la Réserve naturelle Gault à l’époque

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À propos de Clin d’œil sur le passé

Dans le cadre du bicentenaire de l’Université McGill, nous désirons, comme propriétaire et gardien de la Réserve naturelle Gault, publier chaque mois dans InfoGault, une photo qui raconte un moment de l’histoire de ce site naturel exceptionnel.

 

 

Réserve naturelle Gault

422, chemin des Moulins

Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3G 4S6

Courriel

Téléphone : 450 467-4010

 

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