Espèces envahissantes : la tanche et son potentiel de propagation

Étude réalisée à la Réserve

 

Sunci Avlijas (à gauche) et une autre chercheuse photographiées devant les étangs artificiels mis au point dans la Réserve pour l’expérience sur la tanche.

Les chercheuses, Sunci Avlijaš (à droite) et Victoria Chicatum, photographiées devant les étangs artificiels à la Réserve.

Photo : Sunci Avlijas

 

La tanche (Tinca tinca) est une espèce de poisson originaire de l’Eurasie dont la présence dans le fleuve Saint-Laurent résulte de son introduction accidentelle dans la rivière Richelieu en 1986. Elle menace maintenant de se propager dans le bassin des Grands Lacs et un premier spécimen a été aperçu dans le lac Ontario en octobre 2018.

 

Pour comprendre les répercussions potentielles de sa présence dans le bassin des Grands Lacs, Sunci Avlijaš, étudiante au doctorat à McGill, a mené en 2018 deux études visant à observer les effets de la température et du type de milieu aquatique sur la croissance de la tanche. Pour la seconde étude, l’équipe de recherche a utilisé les installations de la Réserve naturelle Gault. Des tanches adultes, capturées dans le fleuve Saint-Laurent, ont été exposées à différentes conditions. Le but : déterminer si les divers habitats qu’on retrouve entre le fleuve et les Grands Lacs sont favorables à la tanche et évaluer sa capacité à se disperser géographiquement. Les résultats de cette étude, publiés récemment, indiquent un potentiel de propagation plus élevé que ce que les scientifiques avaient d’abord estimé.

Nouveaux partenariats internationaux :

le Pérou et la Belgique à l’honneur!

 

Environ 17 perroquets volants devant la face d'une montagne en Amazonie

Photo : Alliance for a Sustainable Amazon

 

Nous sommes très fiers d’annoncer que la Réserve naturelle Gault vient de nouer de nouveaux partenariats avec deux autres stations de recherche de terrain en biologie : La station de recherche Finca Las Piedras au Pérou (gouvernée par Alliance for a Sustainable Amazon) et le Centre de recherche de terrain de l’Université de Hasselt en Belgique. Depuis janvier dernier, nous avons déjà commencé à élaborer de nouveaux projets qui élargiront la portée de notre travail d’étude et de protection de la biodiversité et des milieux naturels et ce, partout dans le monde. Malgré la distance qui nous sépare, nos missions sont fondamentalement les mêmes et nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres.

_________________

Cette collaboration est rendue possible grâce au programme de jumelage de l’Organization of Biological Field Stations, dont la Réserve naturelle Gault est un membre actif.

logo de Organizational Biology Field Stations

Frénétiques granivores

 

Chardonneret jaune (Spinus tristis) photographié sur une branche

Chardonneret jaune (Spinus tristis)

Photo : Daniel Jauvin

 

Petit oiseau sociable très connu, membre de la famille des fringillidés, le chardonneret jaune a des caractéristiques bien particulières. Seul de sa famille à muer complètement deux fois par année, Spinus tristis est un amateur invétéré de graines diverses, raffolant particulièrement de celles du pissenlit et du chardon. Le mâle en période nuptiale revêt un plumage jaune vif et une calotte noire qui le rendent des plus faciles à identifier. Quant à la femelle, on peut à la même période la différencier des autres fringillidés par son plumage jaunâtre uni et sa petite taille. À l’automne, les deux sexes prennent des teintes plus effacées. L’espèce a aussi la particularité de nicher tard l’été, probablement pour profiter au maximum de l’abondance de graines dans les champs pour nourrir la nichée (de quatre à six oisillons). L’hiver, avant la tempête, il faut voir les flopées de chardonnerets au petit bec conique et fort faire provision aux mangeoires.


Par Johanne Ménard, de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu. Pour découvrir les activités de la SOVDR et devenir membre : info@sovdr.org (Texte publié précédemment dans Nature sauvage, no 4)

La verge d’or – Wizôwatawa

Introduction aux plantes médicinales avec le spécialiste Abénaki Michel Durand Nolett

 

Un bourdon pollinise les fleurs de la verge d’or (Solidago canadensis)

Un bourdon pollinise les fleurs de la verge d'or (Solidago canadensis)

Photo : Alex Tran

 

Chaque été en août, la nature transforme « le Pré » de la Réserve naturelle Gault en tableau féerique. À cette période de l’année, les verges d’or en fleurs s’étendent à perte de vue, teintant le paysage d’un jaune doré.

 

Les Abénakis récoltaient la verge d’or en fleurs et la faisait sécher. Elle était consommée en tisane pour traiter les problèmes urinaires, nous explique monsieur Durand Nolett.

 

__________________________

Ce projet a été réalisé en partenariat avec le service des initiatives autochtones de l’Université McGill et le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki. Veuillez noter que pour préserver l’équilibre de l’écosystème de la Réserve, toute cueillette d’un élément naturel est interdite.

Nous voulons connaître votre opinion!

Sondage sur la qualité de l’expérience à la Réserve naturelle Gault

 

randonneur de dos seul marchant sur un sentier dans la forêt

Photo : Alex Tran

 

D’ici le 30 septembre 2022, nous vous invitons à répondre à un bref sondage en ligne pour nous faire part de votre expérience à la Réserve naturelle Gault. Ces dernières années, la Réserve a été le théâtre de plusieurs changements. Ce sondage vise à connaitre votre niveau de satisfaction lors de votre visite à la Réserve et à identifier des leviers pour optimiser votre expérience tout en veillant à la préservation de la montagne.

 

Le sondage prend un peu plus de 5 minutes, nous vous invitons à le remplir sans tarder, merci.

Le Grand BioBlitz

Enrichir l’inventaire de la flore et de la faune à la Réserve

 

Abeille butinant une fleur décor arrière lac Hertel

Photo : Alex Tran

 

Du 28 juillet au 1er août, la Réserve naturelle Gault a participé au Grand BioBlitz, un événement annuel pancanadien organisé par Conservation de la Nature Canada (CNC). À l’aide de l’application iNaturalist, les randonneurs ont été encouragés à participer à la collecte de données en soumettant leurs observations de la faune et de la flore rencontrées dans les sentiers. La CNC décrit sur son site web le bioblitz comme : « ... une recherche participative d’espèces dans une aire limitée et sur une période donnée pour prendre un "instantané" d’autant d’espèces vivantes que possible. »

 

Bien que le Grand BioBlitz soit terminé, nous vous invitons à effectuer des observations naturalistes tout au long de l’année via la plateforme en ligne iNaturalist. En plus de créer une base de données pour les scientifiques, iNaturalist vous aide également à identifier les plantes et animaux qui vous entourent, puisque cette application s'adresse aussi au grand public.

 

Merci à tous les visiteurs qui ont contribué aux identifications scientifiques dans le cadre de cet événement!

Quand la nature devient une salle de classe

 

Accroupie au pied d'un arbre avec des étudiants qui observent, l’enseignante du cours de flore montérégienne, Mélanie Lapointe, explique comment reconnaître une plante

L’enseignante du cours Flore montérégienne, Mélanie Lapointe, explique comment reconnaître une plante

Photo : Alex Tran

 

L’apprentissage sur le terrain est une expérience enrichissante dans le cheminement universitaire, et un complément indispensable à la salle de classe. Nous sommes donc ravis d’accueillir à nouveau les étudiants de premier cycle dans notre laboratoire vivant cet été. Les cours qui se donnent à la Réserve naturelle Gault permettent d’acquérir des compétences pratiques et théoriques dans divers domaines d’études. Après tout, pour étudier la nature et la science, il n’y a rien de mieux que d’en faire l’expérience concrète dans un milieu vivant.

 

Pour lancer la saison, en juin, la Réserve a accueilli les étudiants de premier cycle du cours de terrain Géographie physique (GEOG 495). Dans ce cours, ils ont notamment appris à examiner les diverses propriétés du sol. Puis, un autre groupe de premier cycle est arrivé à la Réserve pour suivre le cours Écologie et comportement (BIOL 331). Au programme, la classe a eu l’occasion d’étudier un éventail de sujets, allant du comportement des tamias rayés à la morphologie des poissons, en passant par les relations proie et prédateur. À la fin du cours, les équipes devaient concevoir et mettre en œuvre une expérience en contexte naturel. En juillet, se tenait le cours de terrain Flore montérégienne (BIOL 240) où les participants ont appris à identifier les différentes espèces de plantes qui poussent dans la région.

En coulisses avec le photographe Alex Tran

La photographie comme outil de la communication scientifique

 

photo du photographe Alex Tran qui sourit dans la forêt tenant son appareil photo lequel est posé sur un trépied.

Alex Tran

Photo : Frédérique Truchon

 

Quand la Réserve naturelle Gault me confie un travail de photographie, je suis toujours emballé. C’est l’occasion d’explorer la nature, de photographier la faune et de rencontrer des scientifiques passionnants – des moments privilégiés dont je ne me lasserai jamais. Pour moi, la montagne est un lieu magique. Elle occupe une place particulière dans mon cœur depuis le jour où j’y suis allé pour la première fois il y a une dizaine d’années.

 

Avant d’être photographe, j’ai étudié la biologie à l’Université McGill. Je m’étais inscrit au plus grand nombre de cours de terrain possible, parce que je souhaitais profiter des expériences pratiques offertes par l’Université. C’est dans l’un de ces cours que j’ai découvert la Réserve naturelle Gault.

 

 

Réserve naturelle Gault

422, chemin des Moulins

Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3G 4S6

Courriel

Téléphone : 450 467-4010

 

Cette infolettre est envoyée à votre demande par la Réserve naturelle Gault. Mettre à jour vos préférences ou vous désabonner.

 

This message was sent to you by Gault Nature Reserve.

Change your preferences or unsubscribe at any time.