Photo : Alex Tran

Impacts subtils des changements climatiques sur les lacs

Une étude innovatrice au lac Hertel

 

Charles Bazerghi brise la couche de glace se formant dans les mésocosmes du lac Hertel

Photo : James Mager

 

Les changements climatiques affectent la santé des lacs autour du globe de façon complexe. Dans les régions comme le Québec, ce phénomène entraîne le gel plus tardif des lacs à l’automne. Cependant, la science ignore encore largement les effets de ces changements sur les organismes vivant sous la glace.

 

En 2018, Marie-Pier Hébert a réalisé une étude sur les mésocosmes* du lac Hertel pour explorer la question. Afin de simuler les effets d’un gel retardé, l’équipe de recherche a brisé quotidiennement la glace se formant à la surface de l’eau au début de l’hiver. D’après les résultats récemment publiés, le retard du gel entraîne de nombreuses variations dans la chaîne alimentaire aquatique, variations qui ont été observées non seulement pendant l’hiver, mais aussi au printemps suivant. Alors que certaines espèces ont bénéficié d‘un gel retardé, d’autres pourraient être pénalisées.

 

* Les mésocosmes sont des barils contenant plusieurs centaines de litres d'eau du lac utilisés pour la recherche.

Raquette aux pattes

 

De plus en plus rare dans la vallée, la gélinotte huppée (Bonasa umbellus) peut être aperçue dans le piémont de la montagne.

Photo : Daniel Jauvin

 

Souhaitons à la gélinotte huppée un hiver avec de la neige molle et persistante à profusion. Bien adapté à ce genre d’environnement, ce gallinacé développe de chaque côté des doigts des appendices qui lui serviraient, croit-on, de raquettes. Lorsque le couvert de neige est abondant et duveteux, la gélinotte peut alors se déplacer aisément sur son territoire de quelques hectares, à la recherche de peupliers faux-tremble, de bouleaux, d’ostryer de Virginie ou de saules. Elle peut aussi s’enfouir à l’abri dans la neige, créant tout un émoi lorsqu’elle s’envole bruyamment en étalant sa queue au sortir de sa cachette. Souvent et à tort appelé perdrix, cet oiseau au corps de petite poule et au plumage tacheté et rayé variant du gris au roux affectionne surtout les forêts décidues et mixtes. On le reconnaît entre autres à sa queue rayée au bout foncé.


Par Johanne Ménard, de la Société d’ornithologie de la Vallée du Richelieu. Pour découvrir les activités de la SOVDR et devenir membre: sovdr.org. (Texte publié précédemment dans Nature sauvage, no 2)

 

Une randonnée en toute sécurité

 

Patrouilleurs en formation de sauvetage (photo prise avant la pandémie).

Photo : Université McGill

 

La randonnée ne comporte pas seulement des risques lors de grandes randonnées sur des hauts sommets himalayens. Le dénivelé, la fatigue, et les conditions des sentiers sont tous des éléments qui augmentent les risques, et ce même à la Réserve.

 

Quelques précautions de bases sont à considérer lors de vos randonnées :

  • Soyez bien chaussé et vérifiez les conditions des sentiers avant de partir. Dans les sentiers abrupts, les conditions de glace sont plus fréquentes. À ce moment-là, les crampons deviennent vite essentiels.
  • Apportez un vêtement supplémentaire et une collation dans un sac à dos. Si vous devez demeurer immobile longtemps en cas de problème, l’hypothermie deviendra vite un facteur aggravant.
  • Apportez votre cellulaire et dites à vos proches que vous partez en randonnée.

En cas d’incident, communiquez avec le 911 ou le 514-398-3000 (sécurité de McGill). Un protocole d’urgence sera activé et des patrouilleurs se dirigeront vers vous rapidement.

Bilan des interventions en 2020

 

 

En 2020, notre équipe est intervenue 38 fois pour différents incidents. Dans plus de 32 % des interventions, la Régie intermunicipale de sécurité incendie de la Vallée du Richelieu a été mobilisée pour des cas plus sérieux ou inaccessibles en véhicule tout terrain, nécessitant un portage sur civière.

 

2019 2020
Interventions d'urgence 47 38
Nombre de visiteurs 313 659 215 232
Ratio visites / interventions 6 674 5 664


Notre ratio d’intervention était de 1 incident par 5 664 visites en 2020.

Une augmentation de 15 % par rapport à 2019!

 

Clin d’œil sur le passé

1913-1958

Andrew Hamilton Gault, ardent défenseur de la montagne

 

Photo : Université McGill

 

En 1913, la famille Campbell vend une partie de sa propriété à Andrew Hamilton Gault, alors qu’il n’a que 28 ans. Son attachement à la montagne a pris racine lorsqu’il y jouait enfant avec le jeune Campbell.


Homme d’affaires montréalais, officier de l’Armée canadienne, homme politique et athlète accompli, Andrew Gault a vécu une grande partie de sa vie outre-mer. Toutefois, à la retraite, il passe près de neuf mois par an à la montagne. Il y séjourne avec son épouse dans son chalet près du lac Hertel. En 1957, il commence la construction de la maison Gault. Malheureusement, il ne l’habite que quelques semaines avant son décès en 1958. Pendant 45 ans, Andrew H. Gault a protégé avec détermination les milieux naturels de son domaine contre les exploitations minières et forestières.

 

À la mémoire de son père qui fut gouverneur de l'Université McGill, Andrew H. Gault choisi de léguer son domaine à l’université, afin qu’elle le protège pour les générations futures.

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À propos de Clin d’œil sur le passé

Dans le cadre du bicentenaire de l’Université McGill, nous désirons, comme propriétaire et gardien de la Réserve naturelle Gault, publier chaque mois dans InfoGault, une photo qui raconte un moment de l’histoire de ce site naturel exceptionnel.

 

 

Réserve naturelle Gault

422, chemin des Moulins

Mont-Saint-Hilaire (Québec) J3G 4S6

Courriel

Téléphone : 450 467-4010

 

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